École normale supérieure

Le monde

Tunisie (mars 2009)


Un passionnant voyage d’étude a été organisé en Tunisie en mars 2009.

Nous ne présentons qu’une sélection limitée de la photothèque constituée par les participants. 

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Portfolio

(1) :: Avenue Habib Bourguiba, à Tunis. L'axe structurant de la ville européenne : grands hôtels, équipements culturels et magasins s'y concentrent. © Ophélie Véron (2) :: L'animation nocturne de l'avenue tranche sur l'obscurité des quartiers qui la bordent. © Ophélie Véron (3) :: La porte de France à Tunis. Clôturant la perspective magistrale de l'avenue Bourguiba (premier plan), elle marque l'entrée dans la médina. © Eloïse Libourel (4) :: Passage couvert de la médina. © Eloïse Libourel (5) :: Grande mosquée de Tunis. Son minaret quadrangulaire révèle son inspiration arabe. Une forme octogonale aurait en revanche révélé une influence ottomane. © Eloïse Libourel (6) :: Le TGM ou Tunis-Goulette-Marsaà : un tramway qui relie la ville-centre de Tunis à ses banlieues portuaires et balnéaires. © Ophélie Véron (7) :: Maquette du projet d'aménagement du lac nord de Tunis. Mis en Å“uvre par la Société de promotion du lac Tunis, société d'économie mixte, il a impliqué l'assainissement préalable du lac nord, fortement eutrophisé. Le projet est réalisé par tranches successives, les bénéfices de chacune étant réinvestis dans l'accomplissement de la suivante. D'ambitieuses zones résidentielles et de services sont prévues, sur le modèle de Dubaï. La Tunis Sport City en serait le fleuron : une cité sportive constituée autour d'une académie des sports financée par des investisseurs des Émirats arabes unis. © Ophélie Véron (8) :: Avion repêché dans la lagune de Tunis. Restauré à la couleur de la présidence, il orne un rond-point à proximité de l'aéroport international. Sur la carlingue, on peut lire : "Tunisie qualité de la vie". Un écho aux boulevards de l'environnement. Omniprésents dans la voirie des villes tunisiennes, ces boulevards sont un titre national de reconnaissance de la qualité de l'aménagement urbain. © Claude Kergomard (9) :: 9 - La jeunesse dorée de Tunis jouit de la vue depuis le café des délices, à Sidi Bou Saïd, 20 kilomètres au nord de la capitale. Elle y domine le port de plaisance local et Carthage, mais aussi le golfe de Tunis et, à l'horizon, les reliefs qui l'encadrent. © Claude Kergomard (10) :: Vue des saillants et des rentrants de la côte de Tunis, depuis les hauteurs de Sidi Bou Saïd. © Béatrice Georgelin (11) :: Lotissement récent de la périphérie urbaine de Tunis. Un témoignage parmi tant d'autres de la forte croissance urbaine qui a récemment marqué la capitale. La photographie est prise depuis le boulevard du 7 novembre 1987, date d'accession au pouvoir du président actuel. © Eloïse Libourel (12) :: Le port de Bizerte, au nord de la Tunisie, aujourd'hui tourné vers l'économie touristique. © Ophélie Véron (13) :: Rond-point à l'entrée de Nabeul, ville balnéaire du sud du Cap Bon. Le tourisme est un nouveau débouché pour sa célèbre production artisanale de poteries. © Eloïse Libourel (14) :: Enseigne d'une boutique de poterie de Nabeul : un indice de l'encadrement de l'activité à l'échelle nationale. © Béatrice Georgelin (15) :: Passage couvert de la médina de Nabeul : baskets et casquettes jouxtent la maroquinerie. © Ophélie Véron (16) :: La sociabilité masculine d'un espace public : un café à Nabeul. © Ophélie Véron (17) :: L'érosion de la plage de Nabeul, ici devant l'hôtel Pyramides. Elle provoque l'affaissement des escaliers d'accès. Le rechargement en sable des plages s'avère coà »teux mais indispensable avant chaque nouvelle saison touristique. Les prélèvements de sable depuis les secteurs non touristiques du Cap Bon ne sont pas sans effet sur l'ensemble de la cellule sédimentaire. © Claude Kergomard (18) :: En Tunisie centrale, entre les montagnes du Tell et de la Dorsale tunisienne, la région de Siliana présente un paysage de plateaux et de collines consacrés à des cultures extensives de céréales et d'oliviers, et à l'élevage des moutons. Le climat semi-aride, à saisons très contrastées, est responsable du risque élevé d'érosion des terres agricolesà ; les bad-lands au centre de la photo sont un effet de cette érosion sous l'effet de pluies rares mais intenses. © Eloïse Libourel (19) :: Les paysages de la région de Siliana portent les traces d'une histoire géomorphologique complexe liée à l'alternance de phases arides et pluviales, et à une mobilité tectonique persistante. Les portions de glacis perchés et basculés au flanc du grand versant, au second plan, en sont un témoignage classique. © Eloïse Libourel (20) :: Retenue collinaire dans la région de Siliana. Son envasement progressif permettra d'en faire un champ de culture. A l'arrière-plan, le vert intense de la prairie au printemps est trompeur. Il masque l'ampleur du déficit hydrique estival, dont le grand barrage de l'oued Siliana, à quelques kilomètres de là , vise à atténuer les effets à plus vaste échelle. © Ophélie Véron (21) :: Le front de mer de Yasmine Hammamet en saison morte. Construite à la fin des années 1990, cette station balnéaire est marquée par la forte saisonnalité de sa fréquentation. On distingue la promenade, ses hôtels internationaux affublés de leurs multiples drapeaux, et, au-delà , le port de plaisance, que prolonge hors cadre un ensemble de marinas. © Claude Kergomard (22) :: Parc d'attraction de Carthage Land, à Yasmine Hammamet. Il s'insère dans le complexe aux accents postmodernes de la Médina Mediterranea. © Eloïse Libourel (23) :: Homme-poubelle à l'entrée de la Médina Mediterranea. Cette reconstitution de médina, ceinturée de remparts, concentre des commerces dont l'ensemble mime un souk. Le complexe compte aussi un centre de conférences. © Ophélie Véron (24) :: L'usine d'acide phosphorique de Sfax. Pour chaque tonne d'acide phosphorique créée puis utilisée comme engrais, 1,7 tonne de phosphogypse est produite. Toxiques, les morts-terrains de phosphogypse sont accumulés, formant la montagne qui barre l'arrière-plan. La pollution est surtout atmosphérique : les brises de terre et de mer provoquent une couche d'inversion à 200-300 mètres d'altitude qui bloque la dispersion des polluants. Investir dans le confinement de la chaîne de production ne serait pas rentable, du fait de l'ancienneté de l'usine. Elle fermera bientôt ses portes. © Ophélie Véron (25) :: Bordure de l'accumulation de phosphogypse. Le phosphogypse de l'usine est valorisé comme matériau de remblaiement de la côte, à proximité du centre urbain, dans le cadre du projet Taparura. Cette opération est financée par l'Etat tunisien avec l'appui de la Banque européenne d'investissement. Elle vise à donner un front de mer à la deuxième ville de Tunisie. © Eloïse Libourel (26) :: La plage au premier plan doit encore être recouverte de phosphogypse. Le remblaiement est en revanche visible au deuxième plan. Une feuille de polyétylène à haute densité le sépare des sédiments et il sera à terme recouvert de sable. L'enjeu de l'opération est de changer l'image de la ville. Sfax souffre de sa spécialisation industrielle, attestée par le paysage à l'arrière-plan. Le projet veut lui substituer la perspective d'un front de mer concentrant les grands attributs d'une métropole : quartier d'affaires, parc urbain et théâtre notamment. © Eloïse Libourel (27) :: Vasière avant remblaiement. Lieu de prédilection des flamands roses, on y pêche les crabes à marée basse. La prolifération des algues vertes est liée aux rejets de l'usine de phosphates. © Ophélie Véron (28) :: Arrivée du ferry à Sidi Youssef, porte d'accès aux îles Kerkennah, au large de Sfax. Avant même l'arrêt du bateau, la porte s'ouvre et les passagers se massent sur le pont garage. © Eloïse Libourel (29) :: Pêcheurs sur bateau à moteur et felouque, à Sidi Youssef. Ils exploitent les ressources halieutiques des hauts fonds de l'archipel. Les poteries entreposées sur le quai sont des gargoulettesà : elles piègent le poulpe, le céphalopode emblématique des îles Kerkennah. © Eloïse Libourel (30) :: Une pêcherie fixe appelée charfia, construite à l'aide de lignes de palmes (visibles, avant pose, sur le cliché précédent). Instauré au 18è siècle, le dispositif guide pataclet, mullet ou dorade, vers des nasses. On compte près de 500 de ces charfias sur l'île, qu'on retrouve aussi à Djerba. Leur exploitation repose sur un système privatif de propriété. © Claude Kergomard (31) :: Coucher de soleil au large de Sfax. Un cargo atteste de l'importance du trafic le long de la côte sfaxienne. A l'horizon se détache la montagne de phosphogypse, surmontée par la cheminée de l'usine et son panache. © Claude Kergomard (32) :: Stand le long de la nationale 1. Cette route très fréquentée prolonge l'autoroute Tunis-Sfax jusqu'à la frontière libyenne. On y vend de l'eau en bouteille, des agneaux entiers, mais aussi des bidons et de bouteilles d'essence. L'essence est achetée à bas coà »t en Libye, pays pétrolier. Elle est ensuite revendue à bon prix en Tunisie, en toute illégalité. Les autorités ferment les yeux sur ce trafic, qui constitue une source de revenus non négligeable pour les populations de cet espace périphérique. En arrière-plan : la palmeraie littorale d'une oasis aujourd'hui en voie d'abandon. © Eloïse Libourel (33) :: Une des sources chaudes d'El Hamma, ville thermale entre Gabès et le Chott el-Jérid. Brà »lante, l'eau suit par gravité le circuit quadrangulaire des canaux de refroidissement. © Perrine de Laleu (34) :: Gros plan sur le sol de la palmeraie contre laquelle s'adosse la ville de Métouia, au nord de Gabès. Gagnée par la croissance urbaine, la palmeraie devient l'exutoire des effluents des habitations qui la borde. © Eloïse Libourel (35) :: Famille dans une habitation récente de la ville de Métouia, proche de la palmeraie. © Ophélie Véron (36) :: Environs de Matmata, au sud-est du Chott el-Jérid. Une série de banquettes culturales se détache de ce paysage raviné. © Eloïse Libourel (37) :: 37 - Matmata, village de 1800 habitants dans les contreforts calcaires du Djebel Dahar, à 600 mètres d'altitude. Ses habitations troglodytiques sont notoires. Elles permettent de maintenir une certaine fraîcheur dans la chaleur des étés. Elles s'organisent autour de puits centraux et circulaires, à la fois cours et puits de lumière, visibles sur les premiers plans de la photographie. La visite du village est comprise dans de nombreux circuits touristiques, comme l'attestent les divers cars du parking au premier plan. © Eloïse Libourel (38) :: Chèvres se prélassant sur une terrasse de culture qui contraste avec l'aridité des versants. Les constructions inachevées, en arrière-plan, révèlent la fragilité du développement local. © Ophélie Véron (39) :: L'omniprésence des antennes satellitesà : un signe d'ancrage de Matmata dans la mondialisation. © Ophélie Véron (40) :: Hôtel troglodytique Sidi Driss. Sa fréquentation doit beaucoup à son rôle de décor dans La guerre des étoiles, comme résidence de la famille de Luke Skywalker. Sa réception n'en demeure pas moins imprégnée des codes nationaux. © Béatrice Georgelin (41) :: Banquettes anti-érosives de conservation d'un fond de vallée, près de Matmata. Celles-ci sont fréquemment financées par le gouvernement tunisien. © Ophélie Véron (42) :: Tubes à osmose de la station de dessalement de Gabès. On y traite les eaux saumâtres de la nappe phréatique. L'eau est filtrée selon la technique de l'osmose inverse. Sous l'effet d'une forte pression, elle passe à travers une membrane aux trous si fins que la plupart des sels dissous et des composants organiques ne peut les traverser. © Ophélie Véron (43) :: Saline de Zarzis, entre le golfe de Gabès et la frontière libyenne. Le cristallisoir, au premier plan, est le dernier des bassins de concentration du sel. Le sel s'y précipite. La saison de production s'étalant de juin à septembre, il n'est pas encore actif lorsque a été pris le cliché. On distingue en arrière-plan les installations de stockage d'un sel destiné à un usage industriel. © Ophélie Véron (44) :: Sur la route du barrage de Siliana, accompagné des guide et chauffeur Béchir et Nasser, le groupe du voyage d'étude dans le vent. © Ophélie Véron

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