Une nouvelle gestion des liens entre la ville-centre et la périphérie proche et éloignée

Penser le désenclavement

Les vingt-deux communes du Grand Dijon forment un ensemble diversifié : les revenus moyens des communes du nord-ouest de l’agglomération sont plutôt élevés tandis que ceux des habitants des communes situées à l’est de Dijon sont plus disparates. Chenôve, Longvic et Talant accueillent plus de populations en difficulté sociale et économique. Ainsi en 2005, le Grand Dijon rédige le Programme Local de l’Habitat (PLH) qui planifie la restructuration ou extension urbaines de l’agglomération.

De nouveaux quartiers, actuellement en cours d’aménagement au sein de l’agglomération, seront desservis. Par exemple, la ligne 1 du tramway passera par le quartier Junot, ancienne caserne militaire réhabilitée en un écoquartier d’habitat et de commerces.

Le projet tend à prendre en compte le désenclavement des quartiers prioritaires de la politique de la ville en desservant 3 des 7 quartiers en renouvellement urbain de l’agglomération : le quartier de Mail à Chenôve (ligne T1), le quartier des Grésilles à Dijon et de Quetigny (ligne T2). La moitié des habitants des Zones à Urbaniser en Priorité (ZUP), soit 24 000 individus, bénéficiera d’une desserte directe par l’une des stations des deux lignes de tramway.

Quartiers desservis par le tramway (source : Grand Dijon)

 

Renforcer la mobilité pour répondre aux évolutions du XXIe siècle

Le Grand Dijon concentre 125 000 emplois dont 82 000 dans la ville-centre de Dijon. Près de 40% des emplois sont occupés par des actifs résidant hors agglomération, surtout dans l’espace périurbain, et réalisant en majorité leurs trajets domicile travail en voiture.

Les actifs du périurbain de Dijon sont en effet les plus nombreux à utiliser la voiture pour se rendre à leur travail puisque le taux de recours atteint 87%, contre 72 %pour les habitants de la banlieue de Dijon et 58 % lorsqu’ils habitent Dijon même.

La mise en place du tramway et la réorganisation du réseau permettront un gain moyen de cinq minutes. Le temps de parcours moyen d’un usager du réseau de transport public est actuellement de 18 minutes. Cette mutation du réseau n’affectera pas sensiblement la finesse de la desserte en transport en commun, puisque 37% des emplois seront situés à moins de 500 mètres d’un arrêt de tram ou de bus contre 36% en 2008, comme 32% des domiciles contre 30% en 2008.