Population, évolution démographique et périurbanisation

Ce premier ensemble de cartes présent les modalités de la péri-urbanisation dans l’arrondissement de Lille.

L’agglomération et ses marges rurales

La carte choroplèthe des densités et de la population des communes montre clairement l’opposition entre l’agglomération lilloise proprement dite, constituée par un ensemble de communes à forte densité, toutes jointives, parmi lesquelles les communes de Lille, Roubaix, Tourcoing et Villeneuve d’Ascq, mais aussi un ensemble de communes suburbaines où les densités approchent ou dépassent 1400 hab/km2, un domaine rural de densités moindres, et deux villes satellites (Armentières et La Bassée) aux marges de l’arrondissement.


Modes de représentation

Cette représentation de l’agglomération est cependant dépendante du procédé cartographique utilisé, en particulier de la discrétisation en classes de densité. Outre la méthode utilisée dans la carte précédente, les différentes méthodes de discrétisation proposées par le logiciel Philcarto font, selon les cas, ressortir plus ou moins la continuité de l’agglomération, la prééminence des villes-centres (Lille, Roubaix, Tourcoing et Armentières) ou l’opposition entre agglomération urbaine et campagnes périurbaines. Le choix d’une méthode n’est jamais indifférent.

 

La péri-urbanisation révélée par l’évolution démographique


La population communale croît essentiellement dans les communes rurales situées au sud, sud-est et nord-ouest de l’agglomération qui sont donc les secteurs privilégiés de la périurbanisation. Au sein de l’agglomération, Lille et les communes limitrophes, en croissance grâce aux fonctions métropolitaines et aux emplois du tertiaire, s’opposent aux « vieilles » cités industrielles du versant nord-est (Roubaix, Tourcoing, Wattrelos), de la Lys (Armentières) et de l’axe sud (de Seclin à l’ex-Bassin Minier) dont la population diminue ; mais la diminution de la population touche aussi de façon marquée la ville nouvelle de Villeneuve d’Ascq à l’est de Lille, qui avait connu une forte croissance dans les années 70 et 80.

Cette évolution s’explique essentiellement par le solde migratoire, alors que le solde naturel (naissances/décès) est partout positif mais reste très élevé dans les vieilles villes industrielles. Enfin la mobilité de la population (% de la population arrivée dans les 5 dernières années avant 2007) concerne surtout Lille (population jeune et étudiants), certaines communes de l’agglomération qui accueille une part importante de cadres, et une partie des communes périurbaines, celles du Pévèle au sud-est de Lille.