Les transports

Transports collectifs

L’eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai compte treize lignes de bus transfrontalières exploitées par deux transporteurs belges (De Lijn et TEC Hainaut) et un français (Transpole). 

La ligne MWR (Mouscron-Wattrelos-Roubaix) est la plus importante d’entre elles. En effet, si les autres s’arrêtent à quelques mètres au-delà de la frontière pour permettre la jonction avec d’autres moyens de transports (métro et tram côté français ou SNCB côté belge), la ligne MWR est un véritable axe transfrontalier.

Sa gestion est intégrée : elle est exploitée en commun par Transpole et TEC Hainaut, une tarification unique est mise en place et les recettes et charges d’exploitation sont partagées à 50% entre les deux autorités organisatrices. C’est ainsi, et de très loin, la ligne transfrontalière la plus empruntée avec 1070 personnes par jour.

Une coopération existe également pour les transports ferroviaires avec deux lignes transfrontalières : Lille-Mouscron-Courtrai et Lille-Tournai. Les passagers sont des scolaires à 80% pour la première et 48% pour la seconde qui est aussi empruntée à 25% par des travailleurs transfrontaliers. Un abonnement a été spécialement créé pour les voyageurs transfrontaliers réguliers, la carte Trampoline.

L’importance des flux transfrontaliers : un révélateur des échanges transfrontaliers

En 2004, on comptabilisait 24 000 travailleurs frontaliers, de France vers la Belgique. Ces flux sont très disséminés car aucun pôle d’emploi belge ne les polarise.

De plus, on compte, parmi ces travailleurs transfrontaliers en direction de la Belgique une forte proportion (d’un quart à plus d’un tiers) de Belges (Wallons) résidant en France en raison d’une fiscalité plus avantageuse et de la proximité linguistique qui facilite l’installation.

On observe ainsi une tendance à un déséquilibre au profit des flux sortants : résider en France (où la fiscalité est avantageuse) tout en travaillant en Belgique (où les salaires sont proportionnellement plus élevés) semble en effet avantageux à de plus en plus de Wallons.