L’enjeu de la multimodalité : diversité et densité des transports publics

La mutation du réseau de bus a débuté en 2002, avec l’implantation de bus en sites propres sur les principales artères du centre. L’objectif est d’améliorer la capacité du réseau alors assez saturé. Il est réorganisé et hiérarchisé en 2004, avec la mise en place du réseau « Liane » (lignes à niveau élevé de service) et l’implantation de petites navettes électriques circulant dans l’hypercentre. Rompant avec une logique de desserte de point à point à tout azimuts, la desserte rapide et cadencée des axes les plus empruntés a été privilégiée. C’est le parcours des lignes les plus fréquentées de ce nouveau réseau qui a été repris pour délimiter le tracé des deux lignes de tram actuellement en construction.

Un autre grand projet est en train de voir le jour, à l’échelle plus large de la France de l’Est et de l’Europe, puisque le projet a été reconnu « d’intérêt européen » par la Commission européenne. Il s’agit de l’inauguration de la branche Est du TGV Rhin-Rhône à la gare de Dijon, prévue pour la fin de l’année 2011. C’est la première mise en place d’une ligne à grande vitesse transversale à l’étoile ferroviaire parisienne, avec pour conséquence une diminution sensible les temps de parcours dans l’Est de la France ainsi que vers les pays voisins.


Station du système de vélos partagés "Velodi" à l’entrée de l’écoquartier Junot de Dijon - Lucile Biarrotte, 2011 

En ce qui concerne les autres modes de déplacement individuels, le vélo a fait l’objet d’un soin particulier, avec la possibilité de choisir entre deux types de location. Le système « Velodi », tout d’abord, concerne la location à courte durée de vélos partagés. 400 vélos sont disponibles dans 40 stations, en particulier dans le centre de Dijon, afin de couvrir les petits trajets dans le centre. Le « DiviaVélo », ensuite, est un service de location de moyenne et longue durée élargi à tout le Grand Dijon, davantage pensé en cohérence avec le réseau de bus et de tram, puisque des pistes seront aménagées le long des 19 kilomètres de voie réservées au tram. Voies de tram et pistes partageront d’ailleurs les couleurs emblématiques de Dijon, le cassis et le noir.

Tous ces efforts sur les transports publics ont pour but d’encourager les dijonnais à privilégier des transports en commun et écologiques par rapport à la voiture : c’est l’objectif du Plan de Déplacement Urbain (PDU) mis en place par la commune en 2000. L’exemple du parking de la gare de Dijon régulièrement saturé montre que cette question représente un enjeu important.