Introduction

"30 000 compañeros detenidos-desaparecidos : PRESENTES ! Ahora y SIEMPRE !" Ce cri fédérateur représente l’importance de la mémoire des disparus dans l’Argentine d’aujourd’hui.

Lors de la dictature militaire et de l’auto-proclamé "Processus de réorganisation nationale", entre 1976 et 1983, près de 30 000 personnes ont disparu suite à une arrestation et à un emprisonnement arbitraire. Leur mémoire est une question à la fois primordiale et délicate au sein de la société argentine. Un étranger découvrant le pays ne peut que s’étonner de l’omniprésence des disparus dans l’espace public : on assiste à une véritable traduction spatiale du processus mémoriel.

 

Cette spatialisation de la mémoire s’est faite en trois phases. Tout d’abord, une occupation systématique des lieux publics par les familles afin de réclamer justice, et ce dès le début de la dictature. Trente ans plus tard, l’état argentin s’est emparé de la mémoire des disparus afin de construire un consensus national autour du devoir de mémoire, à travers un ensemble de monuments commémoratifs officiels. Enfin, à l’heure des grands procès, il s’agit d’inscrire la question judiciaire au cœur de l’espace public, dans un processus de diffusion du souvenir et d’éducation de la population.

 

Plan :

1) Occuper l’espace pour obtenir justice

2) L’espace public : lieu de commémoration nationale

3) Mette la justice au cœur de l’espace public

 

SITIOGRAPHIE

http://www.comisionporlamemoria.org/

http://www.desaparecidos.org

http://www.madres.org/navegar/nav.php

http://jovenesymemoria.comisionporlamemoria.net/

http://www.hijos-capital.org.ar/

http://400.unc.edu.ar/noticias/2013/marzo/la-unc-h.i.j.o.s-y-familiares-lanzaron-la-serie-de-postales-201clos-desaparecidos-nos-faltan-a-todos201d