Introduction

 

Compte-rendu réalisé en 2012 par Déborah Besnard-Javaudin

 

Province fédérée du Canada, le Québec est le lieu d’une forte affirmation identitaire, du fait de sa situation particulière : possédant des institutions –un parlement, et une langue propre – le français, au sein d’un Canada anglophone, le Québec forme une véritable nation, où resurgit régulièrement le débat entre les souverainistes qui souhaitent l’indépendance et les fédéralistes. En tant que capitale de cette province homonyme, la ville de Québec est le lieu privilégié de l’expression identitaire québécoise, et donc du conflit latent sur le devenir de la province.

Lorsque l’on déambule dans les rues de Québec, on est frappé par l’omniprésence des fleurs de lys sur fond bleu et des feuilles d’érable rouges : les drapeaux québécois et canadiens, qui se côtoient, se chevauchent, et semblent parfois se défier. Le drapeau est un symbole essentiel du territoire et de la nation : or, justement, dans la ville de Québec, on observe que le conflit identitaire s’exprime à travers un face-à-face permanent, une véritable « guerre des drapeaux »[1].

Nous verrons que cette « guerre » se déroule à toutes les échelles, depuis les institutions gouvernementales jusque dans la rue, entre les commerces, avant de se pencher sur l’exemple particulier du parc des Plaines d’Abraham.

 

Plan

1) Du parlement à la rue : la symbolique du drapeau

2) Le cas des Plaines d’Abraham

 

SITIOGRAPHIE

http://www.ccbn-nbc.gc.ca/

http://www.pc.gc.ca/fra/index.aspx

http://www.mnba.qc.ca

http://www.ville.quebec.qc.ca/

 


[1] Même s’il s’agit d’un conflit sans violence armée et non d’une réelle guerre, j’emploierai tout de même cette expression qui est elle-même largement utilisée par les médias québécois.