Eloïse Libourel

 

Profil

Doctorante en géographie à l’Université Paris-Est (Laboratoire Ville, Mobilité, Transport) sous la direction de Nacima Baron-Yellès

Agrégée de géographie (2010)

 

Thèse

"La fabrique des territoires par les réseaux ferroviaires transeuropéens : le corridor méditerranéen espagnol"
Sous la direction de Nacima Baron-Yellès
Laboratoire Ville, Mobilité, Transport (LVMT)
Ecole doctorale Ville, Transport, Territoires (VTT)
Université Paris-Est

 

Thèmes de recherche

- Géographie des transports
- Grande vitesse ferroviaire
- Gares
- Transport et aménagement urbain
- Géopolitique locale
- Espagne

 

Parcours à l’ENS

Entrée à l’ENS par le concours A/L 2008, je suis tout de suite arrivée au département de géographie. J’avais fait de la géographie ma spécialité pendant mes années de khâgne : l’ouverture de la discipline sur des sujets diversifiés (les hydrocarbures, l’alimentation…) qui permettent le plus souvent de croiser d’autres sciences humaines, voire des sujets d’actualité, bien loin du cliché selon lequel la géographie consiste à apprendre les départements, les préfectures et les fleuves, m’attirait. L’exercice du commentaire de cartes m’avait aussi permis de fréquenter quelques notions de géographie physique.
 
En arrivant au département de géographie de l’ENS, j’ai découvert une équipe accueillante et un espace de travail où les élèves ont toute leur place. Le petit nombre des géographes favorise notamment un suivi très personnalisé des projets de chacun, et une large place est laissée aux débouchés autres que l’enseignement et la recherche. En effet, les études en géographie permettent de s’orienter vers les métiers de l’urbanisme et de l’environnement par exemple, voire de préparer des concours administratifs.
 
La maquette des cours offre un large éventail de possibilités, de la géographie physique à la géopolitique, en passant par la géographie de l’environnement et la géographie urbaine. Les élèves sont aussi incités à aller suivre des cours en-dehors du département, ce qui m’a permis de découvrir l’histoire de l’art et de construire un parcours secondaire en études hispaniques entre autres. La variété des cours est une bonne manière de se familiariser avec la discipline et ses multiples facettes.
 
En première année, j’ai opté pour un M1 à Paris-I, pendant lequel j’ai travaillé sur l’aéroport de Sihanoukville (au Cambodge) sur lequel j’ai fait un mémoire intitulé Géopolitique de l’aménagement du territoire au Cambodge. Enjeux et impacts du nouvel aéroport international de Sihanoukville, sous la direction de Thierry Sanjuan. Cela m’a permis de retourner dans un pays où j’avais vécu, tout en faisant l’expérience d’un terrain lointain pour lequel les préparatifs, en termes logistiques mais aussi en termes de méthodologie de l’enquête sont particuliers. En effet, l’éloignement, la langue et les différences de perception du travail d’un chercheur entre les pays sont autant d’éléments à prendre en compte. J’ai aussi et surtout fait connaissance avec la thématique des transports en géographie, qui ne m’a plus quittée ensuite. Le sujet n’est pas parmi les plus répandus dans la discipline et offre pourtant des objets très intéressants et éminemment géographiques : la problématique des réseaux, la question des infrastructures, celle des mobilités à toutes les échelles… pour ne citer que quelques exemples.
 
En deuxième année, j’ai eu la chance de préparer l’agrégation en compagnie d’un groupe restreint de camarades – normaliens et auditeurs – la dernière année où il n’était pas nécessaire d’être titulaire d’un M2. La dernière année aussi où le C2I2E et autres certifications en langues n’avaient pas encore fait leur apparition. Bref, après un an d’intense labeur et de bonne humeur, me voilà agrégée de géographie.
 
Troisième année : ou l’année du que-vais-je-donc-faire-quand-je-serai-grande. La question des transports m’intéressant toujours, sur les conseils éclairés de Claude Kergomard en particulier, je suis allée faire un M2 Transport et Mobilité cohabilité par l’École des Ponts et Chaussée et à l’Institut d’Urbanisme de Paris (Marne-la-Vallée et Créteil). J’y ai passé une année particulièrement chargée en matière de travail et de… transports ! Mais j’ai beaucoup apprécié l’ambiance pluridisciplinaire d’un master pro et recherche (indifférencié au premier semestre) où se côtoient ingénieurs des Ponts, géographes, sociologues, économistes, historiens, urbanistes, architectes… Dans ce master, j’ai pu suivre des cours dans des disciplines très diverses et me former en économie des transports, en évaluation de projets, en méthodes statistiques appliquées à la recherche en transports, ainsi qu’en histoire, en sociologie des mobilités et évidemment en géographie. Au second semestre, j’ai fait un stage en laboratoire de recherches, au Laboratoire Ville Mobilité et Transport (où je fais maintenant ma thèse), ce qui m’a permis de côtoyer des équipes pluridisciplinaires travaillant en commun sur des projets de recherche de grande ampleur. J’y ai fait mon mémoire, intitulé L’Insertion de Valence dans le corridor ferroviaire méditerranéen. Stratégies multiscalaires et aménagement urbain, sous la direction de Nacima Baron-Yellès. Ce laboratoire m’a offert des conditions de travail particulièrement bonnes avec, notamment, la possibilité d’assister à des colloques et journées d’étude. Cette expérience m’a confortée dans mon envie de faire de la recherche et m’a montré comment des projets individuels pouvaient s’inscrire dans des programmes plus grands et répondre à des commandes scientifiques, mais aussi politiques ou industrielles.
 
C’est aussi cette année là que j’ai commencé à enseigner de manière régulière quoique discontinue, au gré des vacations, pour des cours ou des colles. C’est formateur et ça permet de réfléchir à la manière de présenter et d’expliquer la géographie à des étudiants : trouver la manière de transmettre une connaissance particulière et une méthode de travail à des publics d’âges différents est un défi qui m’a beaucoup plu.
 
Désormais, je suis « archicube ». Je commence ma thèse sur le corridor ferroviaire méditerranéen espagnol sous la direction de Nacima Baron-Yellès, à l’Université Paris-Est. 
Mais toutes ces activités académiques ne m’ont pas empêché de profiter des terrains du département de géographie, qui donnent lieu à des « comptes-rendus de terrain  » et alimentent la « photothèque » du site internet.
 
Elles ne m’ont pas empêché non plus de mener à bien des projets à l’Ecole et ailleurs. J’ai notamment monté un séminaire d’élèves avec Benjamin Capellari, Elisabeth Souny, puis Adrien Baysse et Robin Beaumont sur le thème « Géographie, arts et littérature  ». Aujourd’hui, ce séminaire est pérennisé et devient un séminaire de recherches. Avec Daniel Florentin, j’ai également participé à l’organisation de « stages d’enseignement » destinés à permettre aux élèves et étudiants littéraires de l’École de découvrir le métier de professeur dans le secondaire. 
 
 
N’hésitez pas à me contacter : eloise.libourel[at]normalesup.org