Déplacement des activités

1. Un déplacement des activités portuaires lié à l’accroissement de l’espace nécessaire

L’extension du port de Marseille en dehors des limites de la commune débute dans l’entre-deux-guerres, stimulée par un accroissement des marchandises et la nécessité croissante d’accueillir les hydrocarbures, bientôt traités aux alentours de l’étang de Berre. Le glissement s’est ainsi poursuivi vers l’Ouest jusqu’à Fos-sur-Mer, avec la création de la ZIP, à environ 50 kilomètres du Vieux-Port par la route et au moins quarante minutes de voiture. L’augmentation des capacités d’accueil du Port de Marseille a donc provoqué une extension particulièrement importante de la zone portuaire, et surtout, un glissement des activités de traitement de marchandises et d’hydrocarbures hors de Marseille. 
Les docks historiques près de la Place de la Joliette sont donc désormais réservés à l’activité de transport de passagers. Quoiqu’en centre-ville, ils marquent une forte discontinuité avec le tissu urbain, puisque des barrières isolent les sites portuaires, en partie (mais en partie seulement) situés en zone sous douane, de sorte que la ville tourne le dos à son port. Les projets d’Euroméditerranée visent notamment à restaurer ce contact par une nouvelle « corniche » qui surplomberait le port.

 L’implantation de la tour CMA-CGM sur cette « frontière » entre la ville et le port constitue un symbole majeur. Largement visible depuis de nombreux endroits de Marseille, cette tour, qui abrite le siège social d’un des plus grands armateurs mondiaux, se veut une représentation monumentale de l’attachement de Marseille à son port et à la mer, et il est notable qu’elle reste aux abords du centre-ville, alors que l’essentiel des activités portuaires s’est déplacé vers la ZIP de Fos.

 

2. Les mutations des fonctions portuaires, facteur de recomposition des territoires

3. Les projets portuaires : Fos xXL