Conclusion

La problématique du logement social à Lyon et Villeurbanne est au croisement de plusieurs enjeux comme le rééquilibrage du parc dans la ville, la rénovation urbaine ou encore l’impératif de mixité sociale. L’importance de ces enjeux varie selon la centralité géographique et économique des quartiers.

  • Les quartiers centraux à l’échelle de l’agglomération ou à l’échelle de Villeurbanne font l’objet d’un renforcement de leur attractivité économique et résidentielle qui passe notamment par la baisse, relative ou absolue, du nombre de logements sociaux. Ces politiques font l’objet d’un marketing urbain très important de la part des pouvoirs publics.
  • Pour d’autres quartiers, le logement social est introduit afin de répondre à la hausse des prix immobiliers.
  • Enfin, dans des quartiers plus marginaux (à la fois géographiquement et socialement), le logement social, très majoritaire, est l’objet de politiques de réhabilitation du bâti et d’amélioration de son image.

Toutefois, ces enjeux, qui sont aussi portés à l’échelle du Grand Lyon, posent avec acuité la question du relogement et de l’équité sociale des politiques de rééquilibrage opérées sur l’ensemble de l’agglomération. Or, les pouvoirs publics ne prennent pas forcément en compte l’échelle individuelle : l’amélioration des conditions de vie des habitants n’est pas toujours garantie, les réponses proposées par les bailleurs ne sont pas toujours satisfaisantes, et surtout le relogement des familles pose des problèmes variés (perte des liens sociaux, éloignement, hausse des loyers, sortie du parc social, etc.) engendrant souvent des oppositions.