Conclusion

 L’attention portée aux acteurs, à leurs représentations et pratiques, ainsi qu’à leurs justifications a permis de mettre à jour les dynamiques conflictuelles à l’œuvre que les berges de la Seine dans les Hauts-de-Seine. Elles constituent une ressource, valorisée par des usagers, des associations et des administrations. Ces opérations associées à certaines représentations ne sont pas exactement coordonnées, comme une vision du développement durable de ces espaces par la concertation et la gestion intégrée pourrait le laisser penser. Ainsi, les acteurs en place s’opposent, pour l’occupation de l’espace ou la mainmise sur lui, en se référant parfois à des registres de justification pour s’imposer. Pour faire émerger des possibilités de résolution des conflits, s’intéresser à leur temporalité est une approche intéressante. Les évolutions possibles sont plus facilement envisageables pour les conflits d’usage que pour les conflits d’aménagement.

 Ces évolutions initiées par le retour au fleuve orchestré par le conseil général prennent place dans un cadre départemental précis. Cependant, des acteurs évoqués ici sont communs à d’autres territoires en petite couronne parisienne. Etudier les modalités, peut-être conflictuelles, des retours à la Seine dans le Val-de-Marne ou en Seine-Saint-Denis permettrait de faire émerger une perspective d’ensemble pour l’agglomération parisienne.