Concentration industrielle


Centrale nucléaire de Gravelines © Jean-Baptiste Feller

L’abondance des terrains libres (3000 ha sur 7000 ha) après une quarantaine d’années de développement de la ZIP témoigne de son échec relatif. Néanmoins, celle-ci a donné naissance à un modèle foncier et industriel qui a permis de concentrer et de maintenir un nombre important d’implantations industrielles dans des secteurs rudement éprouvés par la concurrence mondiale. Dunkerque est aussi un pôle énergétique de première importance à l’échelle européenne par la présence de raffineries, de la centrale nucléaire de Gravelines et d’un projet de terminal méthanier.

 


Vapocraqueur (Polimeri Europa) et réserves foncières du port utilisées pour l’agriculture. Crédit : Francesca Artioli

L’activité industrielle de Dunkerque est marquée par la présence de sites de grande taille au sein de la zone portuaire. Il s’agit essentiellement d’usines métallurgiques (les aciéries ArcelorMittal et l’usine Aluminium Dunkerque) et de chimie des hydrocarbures (Raffinerie des Flandres et Polimeri). D’autres sites industriels sont situés à proximité directe de la zone portuaire, notamment au Sud de Dunkerque et de la Grande-Scynthe. Au total, selon Antoine Le Blanc, enseignant-chercheur à l’Université du Littoral-Côte d’Opale, le port et les industries emploient entre 20 000 et 25 000 personnes.

Un grand nombre de ces sites est concerné par les directives européennes sur les implantations industrielles à risque : 14 sites industriels sont classés Seveso II, la plus forte concentration de France. Dans un contexte où certaines zones urbaines et certains sites dangereux ne sont séparés que de quelques centaines de mètres, cette situation singularise Dunkerque et contribue à faire de la gestion des risques un élément majeur des logiques urbaines locales.