Activité et emploi

Population active et emploi

Les deux cartes suivantes soulignent la distorsion entre les répartitions de la population active recensée au lieu de résidence d’une part, et des emplois recensés au lieu de travail, d’autre part. Si la répartition de la population active peut être rapprochée de celle de la population tout court, la répartition des emplois est beaucoup plus concentrée sur les villes-centres, dont la hiérarchie est alors modifiée, et un certain nombre de communes (Seclin, Lesquin, Fretin et Englos) qui ont accueilli les zones d’activités (industrielles, logistiques ou commerciales).


 


 La part des actifs travaillant dans leur commune de résidence et le ratio emplois/actifs résidents par commune souligne l’opposition entre les communes à vocation résidentielle et celles qui concentrent l’activité et l’emploi.

Attraction de l’unité urbaine lilloise

Le découpage INSEE en unités urbaines, fondé sur la concentration et la continuité du bâti, permet de distinguer l’unité urbaine de Lille métropole de l’espace rural, des petites villes isolées et des autres unités urbaines sur les marges ouest et sud de l’arrondissement. La représentation en demi-cercles opposés des actifs travaillant dans leur unité urbaine de résidence et des actifs travaillant dans une autre unité urbaine met en évidence l’attraction des emplois situés dans l’UU lilloise sur les petites villes isolées et les unités urbaines voisines (Armentières, unités urbaines de Béthune, Lens-Liévin et Douai-Carvin). Elle montre que l’aire métropolitaine lilloise déborde ainsi les limites de l’unité urbaine et de l’arrondissemnt.


 La représentation en cercles à secteurs complète le tableau en montrant en outre la part réduite des actifs employés dans leur commune de résidence au sein même de l’agglomération lilloise. Les déplacements domicile-travail se font donc aussi, pour une bonne part, au sein de l’agglomération.


 Travailleurs frontaliers

Les données INSEE concernant les actifs travaillant à l’étranger révèle l’existence d’une fraction importante de travailleurs frontaliers dans les communes jouxtant la frontière belge, principalement celles qui sont situées au nord et au nord-est de l’agglomération (Comines, Halluin, Tourcoing, Wattrelos). La représentation lissée est rendue inefficace en raison de l’existence d’une commune réellement atypique (Mouvaux) ; en revanche, la modélisation par surface de tendance représente bien la répartition "périphérique" des travailleurs frontaliers dans l’agglomération.