Acteurs du projet

La question centrale est celle de l’engagement de tous les acteurs pour faire d’un site industriel au paysage austère un pôle attractif, ce qui demande une forte volonté politique, mais également la venue d’investisseurs privés. Le partenariat entre l’Etat luxembourgeois et Arcelor-Mittal au sein d’AGORA témoigne de cette volonté et est la concrétisation du nécessaire partenariat entre public et privé. Toutefois, il faut aussi que des sociétés privées optent pour ce site afin de s’y implanter : c’est le choix qu’à fait Dexia, par exemple. Mais les promoteurs du projet soulignent que l’intégralité de l’espace ne sera pas d’emblée occupé, et que ce qui importe avant tout est que de grandes entreprises au rôle moteur s’installent. Toutefois, dans le contexte actuel de crise économique, les investissements pourraient se trouver ralentis : ralentis mais non pas arrêtés, précisent les responsables d’AGORA.

En outre, la coopération entre les deux communes concernées par l’extension du site, Esch-sur-Alzette et Zanem, est essentielle au bon fonctionnement des travaux et au développement harmonieux de la zone : des rencontres régulières et un travail en concertation se sont mis en place, au niveau des mairies de ces deux villes. L’échelon communal est donc également intégré dans le processus de décision, au même titre que l’Etat luxembourgeois et le secteur privé.

A terme, le but est d’attirer, outre les entreprises, des populations résidentes par des quartiers à taille humaine et des services, ce qui suppose de la part du secteur public une forte implication en termes d’infrastructures et de services (écoles, poste, commerces…). Les communes doivent implanter à Belval une école et une antenne avec les services publics dépendant de la mairie. L’Etat s’est quant à lui engagé à favoriser le développement des infrastructures de transport, mais également à y implanter l’Université. Ce n’est en effet que si une véritable vie existe en leur sein que ces zones d’habitations rempliront leur ambition affichée.