• Présentation

    Le volontarisme culturel se heurte toutefois à une série de difficultés :
    Des politiques culturelles très segmentées Des divergences d’intérêt difficiles à surmonter Un projet qui tourne le dos à l’Europe du Nord et de l’Est ?
    Travaux de réhabilitation du fort Saint-Jean. (c) Jean-Baptiste Frétigny

  • Des politiques culturelles segmentées

    Le premier enjeu est celui de la cohérence de l’action menée, compte tenu de la divergence des politiques culturelles menées jusque lors par les différents pôles régionaux. Ainsi, Aix s’est construite comme une ville culturelle bourgeoise regardant vers Paris, tandis que Marseille s’est centrée sur le développement de ses activités au détriment d’une partie de son arrière-pays. A une échelle plus fine, Arles s’est affirmée dans le domaine de la culture avec l’installation de l’éditeur Actes Sud et (...)

  • Des divergences d’intérêt difficiles à surmonter

    Le pilotage du projet est clairement défini, associant un conseil d’administration composé d’élus locaux et une association chargée de l’élaboration du projet. Mais les relations entre acteurs sont souvent conflictuelles. Il n’est toutefois pas rare que diverses logiques centrifuges l’emportent sur la réalisation de compromis intercommunaux fragiles. C’est dans ce contexte que la commune de Toulon, initialement associée au projet, est revenue sur ses engagements et a décidé de réduire ses contributions (...)

  • Un projet qui tourne le dos à l’Europe du Nord et de l’Est ?

    Enfin, il ne faut pas oublier que ce projet émane d’instances européennes. Même si les fonds alloués par l’Union européenne aux organisateurs restent modiques (1,5M d’€ pour un total de 660M d’€ prévus), le label attribué présente une valeur symbolique forte. Or, le risque est fort d’oublier l’européanité du projet pour privilégier un développement plus local ou même méditerranéen. Si le discours, souvent usité, de « l’union entre les deux rives » peut séduire par son aspect interculturel, il n’en reste pas (...)