• Présentation

    Louise Bréhier, Déborah Perez, Magali Reghezza-Zitt
    L’usine marémotrice de la Rance est actuellement la seule usine de ce type au monde. Au départ, il existait un projet beaucoup ambitieux en Baie du Mont qui est techniquement réalisable, mais dont les coûts environnementaux seraient refusés par la société actuelle et ce d’autant que les conséquences de la construction du barrage sur l’estuaire de la Rance ont été très importantes.
    Quatre zones composent l’estuaire : Le littoral : la baie de (...)

  • Les mécanismes à l’origine d’une « catastrophe écologique »

    Le barrage a été construit entre 1961 et 1966. Cette opération s’inscrit dans la politique gaullienne de grands travaux pour aménager le territoire français et pour assurer à la Bretagne une autonomie énergétique dans la mesure où la région consommait nettement plus qu’elle ne produisait, ce qui occasionnait de grandes pannes de courant. La construction du barrage et ses conséquences
    L’estuaire de la Rance présente plusieurs avantages : le marnage y est un des plus forts de France (13,50 mètres (...)

  • L’envasement de l’estuaire

    Une conséquence du barrage
    Pour assurer la production de 600 000 000 Kwh/an qui est celle de l’usine marée-motrice, il faut une différence de niveau entre l’eau des deux côtés du barrage. L’eau se trouve immobilisée pendant des durées d’étal très longues : jusqu’à huit heures pour les états de niveau haut, 3,5 à 4 heures pour le niveau bas.
    Les durées d’étales artificielles perturbent le fonctionnement de l’estuaire car la masse d’eau de mer est immobilisée au moins le tiers du temps, ce qui favorise la (...)

  • Un nouvel écosystème estuarien

    On observe malgré tout une recolonisation progressive du milieu par les divers peuplements. Certes, les espèces anciennes reviennent mais elles ne s’organisent plus du tout comme dans le milieu naturel.
    En 1971, cinq ans après l’ouverture du barrage, Dinard lance des études sur la Rance qui aboutissent à la conclusion que la recolonisation a duré environ dix ans, variant selon les modalités de reproduction des espèces. La réponse du milieu : une lente reconquête
    La réponse du milieu s’est opérée en (...)