• Présentation

    Les falaises calcaires qui plongent dans la mer Méditerranée constituent l’une des spécificités remarquables du paysage des Calanques de Marseille, Nicolas Toraille, 2011
    Les Calanques de Marseille constituent un territoire extraordinaire par sa beauté et sa diversité biologique. Aux environs immédiats de l’agglomération marseillaise, il en est le principal espace vert, dans une ville qui en compte très peu. Cet espace est très fréquenté par les Marseillais. Le périmètre du GIP accueille 1,3 (...)

  • Les Calanques : un territoire de protection ancien

    Un périmètre de protection exceptionnel…
    Les deux conditions à remplir pour solliciter la création d’un Parc National sur un territoire donné sont le caractère exceptionnel du périmètre d’un point de vue paysager (couleurs…), « naturel » (espèces animales et végétales) et culturel, mais également son aspect menacé. Les deux conditions sont remplies pour les Calanques.
    La zone concernée par la protection du GIP est d’une superficie de 7 200 hectares, auxquels s’ajoutent 2 200ha d’espaces marins et 500m (...)

  • Le GIP, fonctionnement et actions

    Le GIP, un regroupement d’acteurs trop multiples pour être véritablement efficace ?
    Un GIP (Groupement d’intérêt public) est un moyen d’associer, dans une même structure, des personnes publiques (État et collectivités territoriales) et privées (associations, entreprises, propriétaires) autour de problématiques communes. Ils peuvent être créés dans le cadre de la protection de l’environnement depuis la loi du 2 février 1995, qui vise au renforcement de cette dernière. Il s’agit d’une personne de droit (...)

  • Le GIP, entre protection et conflits d’usages

    Les conflits d’usages
    « L’acceptation locale d’une structure spatiale étendue et contraignante telle qu’un parc national ne va pas de soi. Mais l’on aimerait insister sur un point : l’opposition au parc national ne s’exprime jamais directement, elle passe d’abord par une série de conventions oratoires et par la reconnaissance du bien-fondé théorique de la protection de la nature » (Depraz S., 2005, « Le concept d’Akzeptanz et son utilité en géographie sociale : exemple de l’acceptation sociale des (...)

  • Conclusion

    La protection des Calanques de Marseille est prise dans un certain nombre de paradoxes. Née de l’inquiétude des élites urbaines face à l’industrialisation de la zone, elle devient un moyen pour celles-ci de s’approprier un lieu, et donc lie très fortement protection et appropriation de l’espace par les populations à des fins de loisirs. Néanmoins, cette démarche peut nuire à l’efficacité de la protection, car elle suppose la présence de nombreux acteurs de la société civile, à l’origine de la (...)