• Présentation

    Compte-rendu réalisé par Martin Delassale, Guillaume Prigent, Matthieu Tayolle, Lucile Waquet et Raluca Schumacher (contact : prenom.nom@ens.fr)
    L’art occupe une place originale dans la politique de la ville de Nantes au regard des politiques culturelles actuelles menées en France et plus largement en Europe.
    Considérée comme la métropole de l’Ouest de la France, la communauté urbaine de Nantes regroupe plus de 600 000 habitants. Elle est ainsi la sixième commune de France. L’art (...)

  • L’Art à l’épreuve de la ville

    À Nantes, à partir des élections municipales de 1989, deux noms ont été quasi systématiquement associés à la réalisation des projets tendant à la promotion de l’art et de la culture : ceux de Jean Blaise et de Jean-Marc Ayrault. L’art a été à la fois porté et mis au service d’un discours politique, celui de la gauche socialiste nantaise. Le précédant maire de Nantes, Michel Chauty, alors membre du RPR, avait interdit pendant son mandat certains spectacles pour cause d’immoralité, ce qui lui avait valu, à la (...)

  • L’art à l’échelle de la métropole Nantes-Saint-Nazaire : La Maison dans l’eau, un art au service de la cohésion territoriale ?

    Impulsé par Jean Blaise, le directeur du Voyage à Nantes, le projet Estuaire a vu, entre 2007 et 2012, une trentaine d’œuvres être installées à Nantes, à Saint-Nazaire, et sur les 60 km séparant les deux villes. Les différents enjeux généraux portés par ce projet, de même que les critiques qu’il suscite, sont analysés dans le compte rendu Culture et métropolisation. Pour notre part, nous nous concentrerons sur l’étude d’une œuvre d’art en particulier, à savoir la « Maison sur l’eau », à Couëron.
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  • L’île de Nantes : quand l’art veut faire oeuvre, sinon de ville, du moins de quartier

    D’emblée, il convient de voir comment l’art a été au cœur d’un processus de régénération urbaine du quartier de l’île de Nantes. L’art au service de la redécouverte d’un territoire
    Ce sont en effet les festivals temporaires, dont les plus percutants furent ceux du Royal de Luxe, qui se réapproprièrent et firent redécouvrir, certes de façon temporaire, les friches industrielles de l’Île de Nantes. Très récemment, la biennale d’art contemporain L’Estuaire, qui s’est déroulée en 2007, 2009 et 2012 conjuguée au (...)

  • Conclusion

    L’art est donc au cœur d’une politique municipale ambitieuse à Nantes. Pourtant on peut se demander s’il n’est pas parfois une vitrine alléchante posée devant une réalité plus complexe. L’art est choisi, sélectionné par les acteurs politiques eux-mêmes. Il se déploie dans un cadre ordonné et pensé par la ville de Nantes et ainsi mis au service d’un discours sur l’espace urbain. Il est frappant de constater qu’on parle moins d’art à Nantes que de culturel voire même de création. Cette distinction est (...)