• Présentation

    Compte-rendu réalisé par COSTA Florence, DELASSALLE Martin, LEON Aurore, OLOUKOI Chrystel, OTT Anne-Cécile, POLAK Emilie (contact : nom.prenom@ens.fr)
    Ville Lumière et lieu de la Biennale d’art contemporain, Lyon est aussi réputée pour sa tradition d’art mural, et caractérisée par la présence de nombreuses friches industrielles, lieux privilégiés d’un art off, défini comme tel par sa situation en marge de l’institution culturelle. Elle offre ainsi une perspective sur les différentes manifestations de (...)

  • Le Plan Lumière : un art lyonnais de faire la ville

    L’histoire de la lumière à Lyon montre que, de façon assez classique, les premiers enjeux de l’éclairage urbain ont été d’ordre sécuritaire et publicitaire (Deleuil, 1994). C’est dans un contexte de décentralisation et de renforcement du pouvoir des collectivités locales, de crise économique et de coupes budgétaires, d’arrivée de l’éclairage au sodium, mais surtout de hausse des considérations esthétiques dans les politiques d’aménagement que l’on voit se substituer la « lumière urbaine » à l’éclairage urbain (...)

  • L’art : outil de requalification urbaine ?

    L’art de faire la ville c’est aussi utiliser l’art (entendu comme projets menés principalement par des artistes) comme outil de requalification urbaine. Il s’agit alors de régénérer certains quartiers de la ville, considérés comme étant en difficulté ou marginalisés. La transformation passe par un renouvellement du bâti, une transformation des fonctions et services présents ou encore par un changement d’image du quartier. L’art semble être un des moyens privilégiés pour permettre ces changements et la (...)

  • La Friche Lamartine, enclave d’artistes dans la ville ou matrice d’un art de faire la ville alternatif ?

    La Friche Lamartine est une ancienne usine de bonneterie située dans le quartier de Montchat (3ème arrondissement), qui offre une surface de 3500 m2 transformée en lieu de travail et de répétition par des artistes. Le lieu a ouvert en octobre 2011, à la suite de l’expulsion des occupants de la friche RVI (Renault Véhicules Industriels), ancienne usine située à quelques rues de là qui faisait l’objet d’une convention d’occupation avec le Grand Lyon, ayant depuis expiré. Lors de notre visite vendredi 8 (...)

  • Conclusion

    La question de « l’art de faire la ville », envisagée à travers le terrain lyonnais, correspond en définitive à l’interrogation sur le rôle que peut jouer l’art dans l’aménagement urbain à l’heure de la métropolisation. La rencontre entre enjeux artistiques et enjeux urbains est le produit d’une double dynamique : d’une part l’évolution de l’art lui-même, qui sort du musée et vient investir l’espace géographique, notamment celui de la ville ; d’autre part l’évolution de la métropole, qui à l’ère (...)